Sarah Lavaud-Petroff

Pianiste Concertiste Soliste

Sarah  Lavaud-Petroff

La chaire nue de l'émotion

Sarah Lavaud fait partie de ces interprètes qui ressentent l'interprétation de chaque phrase, de chaque idée musicale comme un enjeu vital. Cette tension vers ce que Debussy appelait "la chair nue de l'émotion" s'exprime dans un jeu qui pourrait être presque ascétique s'il n'était en même temps brûlant, creusé par la passion.

Jean-Claude Pennetier

Remarquée dès l’âge de 14 ans par François-René Duchâble, Sarah Lavaud-Petroff est formée par Bruno Rigutto, Nicholas Angelich, Christian Ivaldi, Ami Flammer et Michaël Levinas au CNSM de Paris – parallèlement à de brillantes études générales. Elle y obtient les Prix de piano (mention TB), Musique de chambre et Analyse musicale (mention TB avec félicitations), reçoit lors de master-classes les conseils de György Kurtág, Franco Scala et Livia Rev, et se perfectionne auprès de Jean-Claude Pennetier, Rena Shereshevskaya, Hüseyin Sermet, et Maria Curcio à Londres.

 

Lauréate de concours internationaux (Città di Pinerolo, Maria Canals à Barcelone, Francis Poulenc, Arthur Rubinstein à Tel-Aviv…), elle se produit sur de prestigieuses scènes françaises et européennes :
Philharmonie de Paris, Salle Gaveau, Maison de Radio France, Salle Cortot, Conservatoire d’Art Dramatique de Paris, Amphithéâtre de l’Opéra National de Lyon, nombreux festivals dont La Roque d’Anthéron, Solistes aux Serres d’Auteuil, Piano en Valois, Lisztomanias de Châteauroux, Lille Piano(s) Festival, festivals Chopin à Paris et Nohant, Notes d’Automne au Perreux-sur-Marne, Le dieci Giornate di Brescia et Armonie sotto la Rocca en Italie, Lavaux Classic en Suisse, festivals divers en Espagne, Hollande, Suède… – seule ou en dialogue avec des partenaires tels François-René Duchâble, Christian Ivaldi, Svetlin Roussev, Ingrid Schoenlaub, le Quatuor Parisii, et côté théâtre musical, Claudine Hunault, Bertrand Périer, Anny Duperey.

 

Après un CD « Découverte Classica » (2004), elle publie en 2009, avec le soutien de la Fondation Lagardère dont elle est lauréate, un CD Koechlin pour le label Ar Ré-Sé (version révisée du Quintette pour piano et cordes en première mondiale, avec le Quatuor Antigone), salué par la critique.
Cinq ans plus tard, le disque Dans les brumes (cité plus haut) consacre son amour pour Janáček. Désireuse de contribuer à une meilleure connaissance du langage et de la démarche créatrice du compositeur morave, elle sert en effet sa musique depuis plus de quinze ans, au travers de propositions diverses : récitals commentés (Janáček en perspective), concert-conférence (Sur un sentier… découvert), spectacle (Du moelleux des sons, avec la comédienne et metteure en scène Claudine Hunault).

 

Cette dernière proposition est en réalité le fruit d’un désir d’élargissement de sa palette d’expression : un désir qui depuis 2010, l’amène à explorer les résonances entre musique et mots dans diverses formes de spectacles, où elle conjugue les rôles de pianiste et de comédienne. Elle joue ainsi dans La Reine des Neiges, d’après Andersen (mise en scène : Jean Lacornerie), Un Petit Prince, d’après Saint-Exupéry (mise en scène : Marie Tikova), crée le spectacle Du moelleux des sons avec Claudine Hunault, et conçoit un parcours musical autour d’un recueil de poèmes d’Annie Barkatz Edinger, Sur le seuil.

 

En 2018-2019, elle crée Fureur et mystère, un seule-en-scène autour de poèmes de René Char ; Quand les femmes parlent d’amour, un spectacle avec Françoise Chandernagor et Anny Duperey autour de poétesses méconnues ; Terre des hommes, un seule-en-scène d’après le récit d’Antoine de Saint-Exupéry.

 

Son parcours retient l’attention des médias : portraits et interviews (Diapason, Classica, Pianiste, La Lettre du Musicien, France 2, la télévision japonaise NHK…), invitations régulières sur France Musique (Sur tous les tons, Si j’ose dire, Dans la cour des grands, Leur premier CD, Notes du traducteur, Générations France Musique le live)…

En 2010, elle participe à une intégrale Chopin réunissant de nombreux pianistes à l’occasion du bicentenaire du compositeur, diffusée sur France 3 et France 5.

En 2016, elle joue pour TF1 et France 3 lors de reportages sur l’Opus 102, nouveau modèle de concert du facteur de pianos Stephen Paulello dont elle suit et promeut de longue date le travail.

 

Enfin, les expériences de la direction artistique et de l’enseignement sont venues, il y a quelques saisons, enrichir son parcours.

Après des cartes blanches dans divers lieux (Amphithéâtre de l’Opéra de Lyon, Fondation PB-YSL à Paris), elle a été, de 2011 à 2016, conseillère musicale du festival A la folie… pas du tout ! au Monastère royal de Brou, dans l’Ain.

Considérant en outre la transmission comme l’une des responsabilités majeures du musicien, elle s’adonne à l’enseignement au travers de master-classes ainsi qu’au Conservatoire d’Asnières, où elle a été nommée professeur en 2015.

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